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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 13:12

 

 Grâce à Bruno et Clémence, Français travaillant à Alger, nous avons visité ce haut lieu archéologique qu’est Tipaza à environ 70 kilomètres  d’Alger, au bord de la mer. L'Algérie compte sept lieux classés au patrimoine mondial par l'Unesco, dont Tipaza. 

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En famille, un repas au restaurant , dehors bien sûr ! on est le 14 janvier

 

 

 

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                                             Les deux fours en plein air

 

 

 

 

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Le restaurant donne sur une plage ;

on aperçoit la ville actuelle de Tipaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quelques photos vous en diront plus que nous sur ce site que nous avons visité sous un grand soleil… Ici on peut marcher sur les mosaïques, grimper sur les vieux murs. C’est un grand espace public … étonnant !

 

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  Rues, temples, basilique, cirque… de l’époque :

« du Vesiècle av. J.-C. : c'est de cette origine que la ville tire son nom qui signifie « lieu de passage » ou « escale ». Mais le plus plausible, Tipasa est la déformation du mot berbère "Tafsa" qui signifie le grès ou la pierre calcaire…

La ville connaît son essor sous le roi numide Juba II et devient avec Caesaria (actuelle Cherchell) l'un des foyers de la culture gréco-romaine en Afrique du Nord. Tipasa avait alors le type de la ville punique car elle se situait dans l'aire d'influence de Carthage.

À la fin de la troisième guerre punique et le siège de Carthage en 146 av. J.-C., Rome annexe la Maurétanie (devenue aujourd’hui le Maghreb).

 

 

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Sous l'empereur romain Claude 1er, en 39, Tipasa prend le statut de municipe latin  et se dote d'une muraille longue de plus de deux kilomètres. Hadrien éleva par la suite Tipasa au rang de colonie honoraire. À la fin du IIe siècle, la ville connaît son apogée avec une population qui s'élève, selon les estimations de Stéphane Gsell, à 20 000 habitants.

Au deuxième siècle, cette cité romanisée s’agrandit vers l’ouest aux dépens d’une ancienne nécropole punique. Bien qu’elle fût entourée d’une longue muraille de 2 km, cela n’a pas empêché sa destruction en l’an 430 par les Vandales menés par Genséric. »

 

"D'après  Wikipedia"

 

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  Sur la colline, on aperçoit la basilique avec ses arcades.

 

 

 

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Les cirques, les théâtres, les acteurs et les spectateurs.

 

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N'oubliez pas le guide !

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Janvier
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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 13:10

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Jeudi 12 janvier : Avec Yves qui est venu passer huit  jours ici, nous décidons de monter jusqu’à la statue de Notre-Dame de l’Atlas au sommet de la montagne qui surplombe le monastère. Il faut passer de 997 à 1 300 mètres d’altitude. Nous demandons aux gardes communaux si l’un d’eux peut nous accompagner jusque là-haut. Aucun problème. Le temps est clair et froid.

 

Nous partons donc vers 10 heures, précédé de notre guide. En fait, nous apprécions d’être accompagnés car il existe un risque réel, …celui de ne pas trouver le bon chemin ! Après une demi-heure de montée sur des sentiers rocailleux au milieu des buissons, nous débouchons au pied de Marie qui domine toute la vallée. Cette statue, très abimée, est la même que celle qui se trouve au sommet de Notre-Dame d’Afrique à Alger.

 

 

Nous avons un merveilleux point de vue sur le village de Tibhirine en contrebas.


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Nous prenons le temps d’admirer le panorama qui s’offre à nous.


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On reconnaît facilement la petite ville de Tamesguida, caractéristique par sa forme un peu triangulaire. C’est là qu’en 1993, juste avant Noël, douze ouvriers croates avaient perdu la vie, victimes de la tension et de la violence qui régnaient alors en Algérie. Au dessus de cette ville, un prêtre vivait en ermite dans la montagne, il faisait partie des proches des moines disparus. Aujourd’hui, Robert  habite à Tamesguida.


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Nous venons de le rencontrer puisqu’il est monté à Tibhirine cette semaine avec des amis algériens, drapé dans sa « cachabia » (le manteau local) pour affronter le froid. Robert a plus de 75 ans. Il parle couramment la langue locale mais n’en pas pour autant oublié son français, heureusement pour nous ! Il nous a longuement parlé des moines, de sa vie d’ermite et de… sa maman qui vit en Vendée et qui suit fidèlement l’évolution de son « petit »  à distance.

Cette rencontre nous a beaucoup touchés. La paix et la douceur qui émanent de cet homme ne peuvent nous laisser indifférents.

 

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Janvier
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 20:42

La semaine dernière, nous avions été invités par une famille du village de Tibhirine. Et c'est lundi dernier que nous avons été reçus. Notre hôte est venu nous chercher au monastère. Avec lui, nous avons d'abord visité une maison en construction. Puis il nous a accompagnés jusque chez lui. Là, son épouse nous attendait, avec leurs deux filles et une nièce (3, 4 et 6 ans environ). La grand-mère nous accueillis dans un petit salon. Elle nous a embrassés comme étant de la famille. Nous avons été invités à nous asseoir sur une banquette-canapé, tandis que la grand-mère s'asseyait sur un coussin au sol et que les petites filles jouaient les curieuses et les timides en même temps. Nous avons échangé dans un français sommaire en y mêlant les rares mots d'arabe dialectal que nous avons appris. La maîtresse de maison nous a servi un café au lait, des petits gâteaux au miel et une galette de pain non levé. La télévision diffusait une émission en langue anglaise, sous-titrée en arabe. J'ai pu convaincre une des petites filles, encouragée par sa grand-mère, de venir sur mes genoux. Je lui ai raconté la comptine "A cheval mon maître..."  en la faisant sauter d'abord au pas, puis au trot et enfin au galop dans de grands éclats de rire...  Au moment où nous allions partir au bout d'une bonne demi-heure, la grand-mère nous a offert une galette de pain qui avait été spécialement préparée à notre intention.

 

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  La galette.

 

 

 

 

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Sur le chemin du retour, toujours accompagnés de notre hôte, nous avons pu visiter la mosquée en construction juste à côté du monastère.

 

 

 

La route principale et la mosquée

 

 

Comme nous n'avions pas osé emporter notre appareil photo, nous sommes retournés le lendemain pour prendre quelques vues du village et de la rue principale. Les maisons les plus anciennes sont construites en quatre parties qui laissent un espace intérieur carré dans lequel les femmes peuvent évoluer à l'abri des regards car les femmes restent le plus souvent à la maison.

Les constructions plus récentes aujourd'hui ne sont plus fermées sur elles-mêmes ; elles n'ont pas de toiture comme si elles étaient dans l'attente d'un étage.  Dans chaque maison il y a une famille mais cela peut être les grands-parents et plusieurs de leurs enfants mariés et donc pas mal de petits-enfants sous le même toit.


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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Janvier
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 08:08

Ah ! la technique !

 

Ce matin, nous sommes à Tibhirine et nous avons deux nouveautés liées à la technique :

 

1- Nous sommes désormais connectés à Internet  grâce à une clé 2G  (et grâce à Jean-Jacques qui s'en est occupé). Nous pourrons ainsi être plus quotidiennement en lien avec vous. C'est une liaison à débit lent. Donc il vaut mieux éviter les connexions sur Skype quand nous sommes à Tibhirine (du lundi au vendredi après-midi) et éviter aussi les diaporamas trop lourds. Mais les mails et le blog passent sans difficulté.

 

2- Hier soir notre fils Jean-Baptiste nous a fait faire une découverte : il nous a expliqué que vous répondiez tous sur une adresse gmail...  Pour nous, cette adresse avait été ouverte uniquement pour réussir à faire partir nos messages qui refusaient de partir sous orange. Nous ne regardions pas cette boîte dont vous n'étiez pas censés connaître l'existence. En fait, quand vous répondez, votre message vient se mettre de lui-même sur l'adresse gmail . Nous n'avions pas imaginé cela. C'est Jean-Baptiste qui nous a alertés ! Donc ce matin à ma grande joie nous avons pu lire 47 messages !

 

Cela nous a rassurés de voir que amis et famille nous avaient bien écrit et avaient répondu à nos questions... Tout cela était royalement stocké depuis le 15 décembre sous gmail et nous le découvrons le 9 janvier !

 

Merci à tous ceux qui avaient écrit par cette adresse. Aujourd'hui, nous avons configuré notre ordinateur pour recevoir désormais tous vos messages qu'ils passent par orange.fr ou par gmail.com. Alors, n'hésitez pas à nous écrire ! 

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anneethubertploquin-dcc - dans 2011 - 2013
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 21:10


 

Après avoir lu  un article de journal qui a pour titre : « Un diacre d’Ille-et-Vilaine au monastère de Tibhirine » avec la photo de notre blog, coupée en deux, où seul Hubert apparait,  je voudrais faire un ajout…

Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris !

 

C’est un couple qui est parti !!! C’est, en couple, que nous sommes en Algérie !

Et même devrait-on dire :

« En septembre, cinq couples et un célibataire d’Ille-et-Vilaine sont partis »

Ils sont partis avec la DCC , les spiritains ou par la Fidesco et il y a sûrement eu des départs par d’autres ONG :

Jean-Baptiste et Elizabeth de Dinard sont partis au Congo avec les spiritains.

Eric et Clotilde de Rennes, sont partis au Congo par la FIDESCO.

Avec la DCC :

Olivier et Alix, de Louvigné-Du-Désert, sont partis en Centrafrique comme éducateur et infirmière ;

Benoit et Cécile, de Bain de Bretagne, sont au Burkina, tous les deux enseignants ;

Cédric, parti de Rennes, est à Djibouti comme directeur d’école ;

Jean-Rémi et Aude, de Rennes, mariés fin juillet, sont en Haïti comme gestionnaires ;

et nous deux, Hubert et Anne, nous  sommes arrivés en Algérie.

 

Partir comme volontaires pour la solidarité n’est pas réservé aux diacres. Lors de notre session de préparation au départ, nous avons vu que nous sommes tous  invités à donner du temps pour  d’autres … quels que soient notre âge et notre situation. Nous avons rencontré des gens très divers, âgés de 25 à 65 ans, qui partaient pour des postes on ne peut plus variés !

 

Oui , nous sommes partis en tant que couple et je tiens à cette appellation pour plusieurs raisons :

 

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- Comme nous l’expliquons dans un des premiers articles,  c’est une décision que nous avons prise en arrivant à la retraite. Elle entre dans une large réflexion sur ce que nous  voulons vivre en couple dans cette nouvelle phase de vie qui se présente à nous.

- Depuis notre mariage, nous avons souhaité que notre couple ait sa place en Eglise et que les couples ne soient pas seulement vus comme des « parents d’enfants » ou comme deux  baptisés qui s’engagent chacun de leur côté. Il nous semble important que la réalité du mariage soit visible dans les engagements d’Eglise ;


 

- Hier la lecture d’un livre m’a confortée dans cette direction.  C’est un prêtre  ordonné pour le diocèse d’Oran qui parle en 2010 :  « En ce qui concerne  l’Eglise présente en Algérie, nous avons perdu au cours de ces années ce qui restait de nos communautés chrétiennes et en particulier la quasi-totalité de nos laïcs. Dans nombre d’endroits,  notre Eglise s’est donc réduite à ses seuls permanents, prêtres et religieuses, au risque de donner une image très partielle d’elle-même. L’Eglise catholique ne serait-elle composée que de célibataires ? Certains jeunes algériens, ne rencontrant concrètement que des prêtres et des religieuses finissent par le penser. La rencontre avec des couples, des familles chrétiennes est devenue rare. »

Bernard Janicot  «  Prêtre en Algérie »  -Edition Karthala - 2010


- En plus, dans ce pays qu’est l’Algérie, je vous assure qu’il faut faire une place aux femmes !

Un couple, venu récemment ici, avait, sur le trajet, joué avec les enfants au jeu « le premier qui voit une voiture rouge, un chien, un camion… etc. »  Ils avaient fini leur jeu dans Médéa en disant « le premier qui voit une femme… »

Je vous le dis avec humour mais, faites le marché sur Médéa, circulez tout simplement dans les rues… vous apercevrez peut-être des femmes, mais bien peu et souvent voilées ... Vraiment  elles passent inaperçues.  (exception faite à Alger).

Si vous demandez « combien avez-vous d’enfants ? »  voici une réponse que nous avons eue : « Six en tout » …Cette femme voyant qu’elle parlait à des Français avait osé inclure les filles dans sa réponse … si elle avait été interrogée par un Algérien, elle aurait répondu « trois garçons » …  et tant pis pour les filles !

Aujourd’hui a lieu une sépulture à Tibhirine, nous voyons la foule entrer dans la mosquée puis aller au cimetière ; la foule …. Vraiment ils sont très nombreux mais, que des hommes !

 

 

Je n’oublie pas pour autant qu’Hubert est diacre ; il part aussi en tant que diacre et notre évêque a accepté de « le mettre à la disposition de l’évêque d’Alger » .

Ici toute l’Eglise vit la diaconie en étant insérée dans la vie quotidienne d’une société musulmane, en étant signe de l’Amour de Dieu pour tous les hommes. Nous sommes émerveillés de ce que nous voyons vivre.

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Merci à ceux qui ont tenu à annoncer notre départ, Merci aux journalistes qui donnent des infos sur la vie de l’Eglise. … pardon pour mon « coup de gueule ».

MAIS…..  dans l’Eglise comme au Maghreb …  n’oubliez pas les femmes !!!

 


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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Janvier
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 10:14

Un message hier soir m'apprend le décès de Marie-Cécile...

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J'ai connu Marie-Cécile comme collègue de travail à la Maison Diocésaine de Rennes ..Nous avons eu la joie de travailler ensemble plusieurs années.


Elle est devenue pour moi une amie ... Nous avons beaucoup échangé ensemble..

 

J'ai eu la joie de la voir à la clinique il y a 1mois, avant de quitter la France ... Nous nous sommes dit "Au-revoir" sachant que c'était définitif ...


Avec  tous ceux qui la connaissent, je prierai pour elle et je pense fort à Mathilde et Manuel ses enfants, à ses soeurs et son frère... Vous qui êtes prêts d'eux dites leur combien je les accompagne par la pensée.

 

A-Dieu Marie-Cécile toi qui partageais notre joie devant notre projet de départ

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anneethubertploquin-dcc - dans 2011 - En Algérie...
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 09:30

 

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Merci à vous qui consultez notre blog ou qui nous envoyez des messages. Nous sommes très sensibles à ce soutien à distance et nous sommes un peu frustrés de ne pouvoir répondre personnellement  à chacun, n'ayant pas internet pendant la semaine. Nous espérons que vous ne nous en tiendrez pas rigueur...

 

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Aujourd'hui, nous voulons simplement  vous souhaiter

une Bonne Année 2012.


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Nous empruntons à Christian de Chergé ses conseils pour construire autour de nous une Paix durable. Selon lui,  il y a cinq attitudes à adopter pour commencer modestement à bâtir cette Paix. Il s'agit de vivre : la Patience, la Pauvreté, la Présence, la Prière, le Pardon.


 

Paix ! Salam ! Shalom !

 


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Vitrail et  céramiques qui sont dans la chapelle du monastère de Tibhirine

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anneethubertploquin-dcc - dans 2011 - En Algérie...
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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 18:28

Nous n’avons pas assez de recul pour parler d’une journée-type.

Mais, à titre d’exemple, voici comment nous avons vécu la journée de mardi dernier.

Lever vers 7 heures. Après une rapide toilette, parce qu’il fait très froid, nous prenons un petit déjeuner dans le séjour qui, lui, est chauffé. Puis un temps de prière : laudes et découverte des textes proposés par la liturgie du jour. Progressivement le jour se lève, découvrant une mer de nuages très blancs posés comme du coton dans la vallée. Mais nous sommes au-dessus et nous profitons des premiers rayons de soleil. (Nous saurons par nos visiteurs qu’il pleuvait à Alger au même moment).

 

Nous nous sommes équipés de vêtements chauds, bonnet, gants et chaussures de marche pour travailler dehors ; ce matin nous choisissons à remettre en état le jardin du cloître et y travaillons de 9 heures à 11 heures.

Youssef  nous avertit de l’arrivée des premiers visiteurs. Nous les attendions parce qu’ils s’étaient annoncés quelques jours auparavant par téléphone. Précédée d’un véhicule de police avec gyrophare et sirène, une voiture se présente devant le portail.

 

 

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Première vue sur le monastère lorsque le portail est ouvert.

 

 

Nous l’ouvrons et nous accueillons une personne de l’ambassade d’Angleterre avec son conjoint et leurs trois enfants, des jeunes de 17 à 22 ans environ. Seul, le père parle un français hésitant, ce qui me conduit à réveiller mon anglais inutilisé depuis plusieurs années ! Anne mène la visite. Nous passons au-dessus des vergers de pommiers (n’oubliez pas que nous sommes en montagne), pour rejoindre le cimetière où reposent les moines  P1000456.JPG

Jean-Marie commence toujours par là pour « rendre visite aux absents ». 

 


Nous gagnons ensuite une salle où sont exposés quelques documents, quelques photos, des objets anciens et les produits mis en vente au profit du monastère : confitures, cartes postales, etc. Puis nous remontons vers l’hôtellerie avant de visiter successivement la chapelle, le cloître et une ou deux pièces du monastère. Bien sûr, tout au long de la visite, nous donnons les explications correspondantes et nous essayons de répondre aux questions.

  

Nous n’avions pas terminé la visite quand s’annonce un nouveau groupe. Anne est restée avec les Anglais qui repartent vers 12h ; ils n’ont pas apporté de pique-nique… dommage ! Car nous savons déjà que le temps du repas est souvent une occasion d’échange très sympa avec nos visiteurs.

Hubert a accueilli  les autres  arrivants : deux Algériens, une Néerlandaise, une Française et un jeune garçon français de 12 ans environ. C’est en fait un médecin de Médéa qui reçoit chez lui pour quelques jours une famille néerlando-algérienne installée en France avec son fils, et une amie française de cette famille.

Ce médecin a travaillé avec frère Luc. Il en parle avec chaleur. Il venait apprendre auprès de lui. Il nous explique aussi qu’il a participé à la mise en place du toit sur la chapelle et peut ainsi nous donner des précisions. Nous prenons le repas avec eux dans la salle de l’hôtellerie. L’amitié heureusement réchauffe cette salle frigorifiée mais qui nous évite de pique-niquer dehors en cette saison !

Après leur départ nous rangeons l’hôtellerie et nous nous occupons de notre lessive.

 

Voilà une autre visite : Deux Français arrivés sur Alger hier et repartant le soir même dans un autre secteur de l’Algérie… Ils ont vu le film et tiennent à découvrir Tibhirine ; leur ami algérien qui les a amenés dans son taxi est déjà venu plusieurs fois. Leur surprise est de voir à quel point le film, pourtant tourné au Maroc, est proche du lieu qu’ils visitent... Ils retrouvent la même paix, les arbres, le paysage ; ces visiteurs sont aussi frappés par les odeurs qui nous entourent à 1 000 mètres d’altitude : eucalyptus, rconfitures.JPGomarin, lavande, et,  à leur grande stupeur, ils découvrent plus loin mimosa et orangers ! A la fin de la visite, comme les visiteurs précédents, ils repartent avec des pots de confiture achetés sur place.

 

Cf. photo tomates, oranges,figues,abricots.

Il reste aussi en ce moment pommes, coings, citrons. Les autres sont épuisées : nèfles, rhubarbe, quetsches, cerises)   

 

Après leur départ, sur notre ordinateur, nous regardons un reportage sur les moines, reportage qu’une religieuse nous avait prêtés sur DVD. Après la prière du soir (les vêpres), nous préparons notre dîner : soupe de légumes, chaussons à la ratatouille (héritage d’une visite antérieure), fromage, yaourts.

Nous terminons la journée en regardant un des films que nos enfants nous avaient soigneusement gravés sur disque dur externe avant notre départ pour l’Algérie.

 

Rassurez-vous, nous ne vous décrirons pas ainsi toutes nos journées à venir !

Jeudi, nous terminerons la journée par une Eucharistie célébrée par Jean-Marie. ce n'est pas rien de célébrer à trois sur ce haut lieu de prière monastique.

 

 



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anneethubertploquin-dcc - dans 2011 - En Algérie...
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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 17:58

Après une semaine à Tibhirine, nous voici revenus à Alger pour fêter Noël.

Autour de nous ce matin, la vie normale suit son cours. Après le week-end (vendredi et samedi), les gens ont repris leur activité hebdomadaire. De la fenêtre de la chambre en hauteur que nous occupons à la Maison diocésaine, nous apercevons un ouvrier qui travaille à l’étanchéité d’une terrasse…les magasins sont ouverts, il y a foule au marché d’El Biar.

Nous avons participé hier soir à la messe de 20h. La première phrase de la lettre de Paul à Tite « La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes »  prenait vraiment sens sous nos yeux :  nous étions environ 120 personnes de toutes couleurs, langues et nations, réunies pour fêter Noël, croyants au milieu de la vie d’autres croyants.

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 « De toutes nations… » s’exprimait dans la liturgie. Ainsi, nous avons eu droit à des chants rythmés par le tam-tam, en lingala, swahili, anglais ou créole… "Il est  né le Divin Enfant" à la flûte traversière. L' "Ave Maria" de Schubert par une cantatrice et le Notre Père en arabe. Une famille vietnamienne a présenté à l’assemblée son enfant de cinq mois qui sera baptisé cet après-midi dans l’église d’Hydra. Puis nous avons été chaleureusement reçus pour une soirée festive par Gilles et Hélène  qui nous accueillaient, nous les trois couples de volontaires de la DCC qui sommes sur Alger.

 

 

 

 

 

 

Ce matin messe pontificale à la cathédrale. Monseigneur Bader m’a demandé de servir comme diacre. L’assistance était moins nombreuse, tout aussi hétéroclite, mais l’accueil et la sortie sur le parvis toujours très chaleureux. « Joyeux Noël » a été annoncé  dans 15 langues présentes ce matin .

 

 

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Nous avions donc passé la semaine au monastère. Nous avons eu des visites tous les jours. Plus de 50 personnes au  total : dont une douzaine de français. Les autres étaient des algériens de la région, venus avec des enfants (une quinzaine environ). Nous avons fait visiter le cimetière des moines, le monastère lui-même avec son cloître et sa chapelle. Les visiteurs posent beaucoup de questions sur lr monastère, la vie des moines et la foi chrétienne ; nous avons encore beaucoup à apprendre avant de pouvoir satisfaire leur curiosité. Mais tous semblent ravis de découvrir les lieux ou, pour certains, d’y revenir.

 

 

 

Hier après-midi, samedi, nous avons quitté Tibhirine en même temps que les visiteurs du jour. Comme ceux-ci étaient liés à l’ambassade de France, ils étaient accompagnés par des voitures de la police algérienne et nous avons bénéficié de cette escorte qui nous ouvrait la route du retour vers Alger dans une circulation très intense.

 

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anneethubertploquin-dcc - dans 2011 - En Algérie...
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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 17:29

Pour le moment, nous n'avons pas régulièrement accès au réseau Internet.

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anneethubertploquin-dcc - dans 2011 - 2013
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  • : Le blog d'Anne et Hubert Ploquin
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Qui sommes-nous ?

nous deux

 

Anne et Hubert Ploquin

VSI: Volontaires pour la solidarité internationale

partis avec la DCC :

Délégation catholique pour la coopération.

 

Mariés depuis 38 ans, nous avons 5 enfants

2 gendres et 2 belles-filles

12 petits-enfants...

La DCC

la DCC, première association française d'envoi
de Volontaires de Solidarité Internationale.

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