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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:17

Comme chaque année, les différentes communautés catholiques du diocèse d’Alger ont été conviées à un grand rassemblement. De Ténès, Tizi-Ouzou, Boumerdès, Blida, Alger et sa périphérie, elles ont convergé jusqu’à la maison diocésaine ce vendredi 19 octobre, regroupant deux cents personnes environ. Pour participer à ce temps fort diocésain, nous avions quitté Tibhirine à 7 heures et rejoint la capitale sans encombres dans une circulation très fluide.

 

Nous avons retrouvé des étudiants de différents pays d’Afrique noire, des familles de Français vivant en Algérie depuis très longtemps ou expatriés temporaires pour raison professionnelle, les prêtres et religieux étrangers installés dans le pays depuis plus ou moins longtemps, quelques Algériens, essentiellement Kabyles, des visiteurs de passage, des volontaires de différents organismes… tout à fait représentatifs de la réalité ecclésiale du pays.

 

La journée était centrée sur le démarrage de "l’année de la foi" lancée par le pape à l’occasion du 50ème anniversaire du concile Vatican II.

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Après l’accueil des différentes délégations et les mots de bienvenue prononcés par Christian (vicaire général) et Mgr Ghaleb Bader, Julien (curé de la cathédrale) a évoqué la figure de quelques saints martyrs algériens un peu méconnus.

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Puis des groupes se sont formés dans le jardin pour échanger sur une des cinq questions proposées à tous. Dans deux groupes pourtant différents, Anne et moi, nous avons ainsi échangé sur le même thème : « Qu’est-ce que la sainteté pour nous ? ».

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De leur côté, les enfants ont bénéficié d’une animation spécialement adaptée.

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Nous avons pu ensuite circuler dans deux salles d’information. La première présentait quelques mouvements et associations de l’Eglise d’Alger, l’autre une exposition remarquable réalisée par l'Eglise Evangélique sur la Bible.

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Le temps était idéal pour le repas champêtre organisé dans les jardins de la maison. Il y eut beaucoup d’échanges, de rencontres, chacun aimant retrouver ou découvrir les uns et les autres.

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L’après-midi a fait place à une messe très chantante, dansante, colorée et dynamique très universelle par ses chants et son animation.Les chorales des différentes communautés ont été dirigées successivement par leurs différents chefs de choeur... 20121019 (85) (Copier)

 

 

 

 

 

 

Les soeurs indiennes ont fait monter l'encens devant l'autel à l'offertoire. 20121019 (52) (Copier)

 

 

 

 

 

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Jean-Paul, prêtre du diocèse, nous a entraînés dans une danse d'action de grâce avant l'envoi final...

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Octobre
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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 17:40

 

Cette semaine, nous avons fêté la Saint Luc (qui était médecin avant d’être évangéliste) avec une pensée toute spéciale pour tous ceux d’entre vous qui travaillent dans le monde de la santé. 

Nous profitons de cette occasion pour vous dire quelques mots du moine de Tibhirine le plus connu dans la région de Médéa : frère Luc, le médecin, « Frèlou » comme l’appellent les Algériens. (N’hésitez pas à aller sur le site des moines qui vous donnera d’autres indications.)


photos-Didier-1970--6-.jpg

 

Combien de fois entendons-nous : « J’ai été soignée par frère Luc », « Mes parents venaient voir frère Luc », « Ma mère, m’a amené ici, quand j’étais petit, pour me faire soigner par frère Luc », « J’ai accouché avec frère Luc », « Frère Luc m’a soigné »  et nous avons aussi quelquefois : « J’ai travaillé avec Paul Dochier », « Paul Dochier avait un excellent diagnostic » …Là ce sont les médecins et pharmaciens qui s’expriment.

Nous avons eu la question  « Etait-il vraiment médecin ? N’était-il pas un marabout ? » Devant notre réponse, cette femme a ajouté : «  Pourquoi les médecins ne nous guérissaient-ils pas et lui il nous guérissait ? »


Paul Dochier est né « à l’aube du premier conflit mondial »[1] le 31 janvier 1914. Il soutient avec succès sa thèse de docteur en médecine le 4 avril 1940 à Lyon puis termine ses obligations militaires dans le sud marocain, ce qui lui donnera l’amour du Maghreb..

« Libéré des obligations militaires le 7 décembre 1941, il entre alors complètement dans la vie monastique à Aiguebelle ; … le 3 décembre 1942 il prend l’habit de frère convers, auquel il restera attaché toute sa vie, choisissant de le rester même après les évolutions post-Vatican II. Mais, s’étant porté volontaire pour aller remplacer un médecin père de famille nombreuse dans un camp de prisonniers en Allemagne, il part le 26 avril 1943 pour l’Oflag VIA, dans la Ruhr, où son beau-frère, Charles Laurent, est également prisonnier. Au cours de cette captivité, il soignera particulièrement des prisonniers russes allant jusqu’à partager avec eux une quarantaine pendant une épidémie de typhus dont il sera lui-même atteint.

Le 5 juillet 1945, libéré, il rentre en France et, après un mois dans sa famille, retourne à l’abbaye d’Aiguebelle. Après avoir prononcé ses vœux temporaires le 15 août 1946, il est envoyé à Notre Dame de l’Atlas, « fille » d’Aiguebelle. Il arrive en Algérie le 28 août 1946, jour de la Saint Augustin. »[2]Groupe-venu-d-Aiguebelle-sept1946.jpg

 

Luc participe à la vie du monastère  par différents travaux ; le soin des cochons et la cuisine ; mais, très vite, « il s’occupera d’un dispensaire tourné vers la population pauvre et sous-alimentée,  allant même soigner dans la campagne, au moins au début lorsque sa santé le lui permettait. Le 15 août 1948, à Tibhirine,  il fait profession solennelle comme frère convers. »[3]


Groupe arrivé d'Aiguebelle en 1946

Frère Luc est au 2ème rang, à droite

 

Il commence ses consultations et sa renommée se répand dans la région. Simultanément « il réalise pratiquement des enquêtes sanitaires sur l’état des populations à cette époque »[4]

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Le 19 mars 1953, devant les médecins de la Société médicale de Saint Luc à Alger, il fait une conférence intitulée : « Aspects médico-sociaux et religieux des salariés agricoles et de leur famille de la région de Tibhirine ». Pendant la guerre d’indépendance, il est enlevé avec le frère Mathieu par l’ALN en représailles de l’arrestation par l’armée française et de la mort d’un imam de Médéa pro-FLN. Souffrant d’asthme, les deux semaines de cet enlèvement sont pour lui une très dure épreuve physique et morale même si ils sont finalement libérés sans avoir subi de violences autres que d’aller de caches en caches dans la montagne. »[5]

Jusqu’en 1996, date de son enlèvement, il consacre toutes ses forces, parfois vacillantes, au soin des personnes qui se pressent au dispensaire tout au long de la journée.porte-du-dispensaire--Copier-.JPG

 

 

Entrée du dispensaire

 

 


Le 21 mai 1999, à l’occasion du troisième anniversaire de la mort des sept moines, le moine cistercien Ventura évoque la mémoire de Frère Luc en ces termes :

 

« La multitude des pauvres et des malades se pressant chaque jour à la porte du monastère lui donnait – lui qui souffrait souvent d’asthme - un aspect pensif, presque triste : « sa plus grande souffrance n’était pas la sienne, mais celle de ne pas pouvoir venir en aide aux autres qu’il voyait dans la détresse. Les derniers temps, c’était une des raisons pour lesquelles il voulait s’en aller. » (Fr. Jean-Pierre) Il profitait des longues nuits d’insomnie, étant donné que son asthme l’obligeait à dormir assis, pour lire ; il était sans nul doute celui qui lisait le plus dans la communauté et on reconnaissait en lui la sagesse et l’autorité de l’ancien.

« Frère convers » par vocation et de cœur (travail, prière et service au frère), ce qui lui donnait une grande liberté de mouvement puisqu’il n’était pas obligé à la prière au chœur où il se rendait rarement, de même ni aux réunions communautaires.[…]

 

Ce que j’apprécie le plus chez lui, c’est l’image tendre de Dieu qu’il nous a laissée ; il parle de « la magnifique injustice de l’amour », « d’être baigné dans sa tendresse », du « grand miséricordieux et grand pardonneur » ; « la mort, c’est Dieu » ; « la confiance en Dieu est une des qualités principales des chrétiens » ; « je vais frapper à la porte sans crainte d’être importun », etc.

Fr. Luc souffrait de voir tant de souffrances, souffrait dans son propre corps de l’asthme depuis des années et souffrait beaucoup de voir qu’une partie importante de la communauté ne voyait pas de bon œil son ministère de docteur, en le considérant comme chose d’extra-monastique… Et, malgré tout : « Au soir de ma vie, je ne regrette rien… Le rôle que j’ai joué ici-bas a été très effacé, j’ai été le dernier des mendiants. Pendant cinquante ans, j’ai vécu au milieu des pauvres et des écrasés de la vie. ». « L’enfant prodigue qui espère ouvrir une bouteille de champagne le jour même de laisser ce monde avant de boire le vin du royaume »…P2250254.jpg

   Une phrase de lui résume ses dernières années :

Ma présence ici n’est pas nécessaire mais peut être utile. Le 31 janvier 96, j’aurai 82 ans, je suis malade, cœur et poumons, mais tant qu’il reste un peu de jour, dans un contexte difficile, je me dois aux autres – aussi je ne peux quitter Tibhirine. « Que ton règne vienne ». Il ne faut pas rechercher ce qui est « sien ».


Frère Luc continue d’attirer … ils sont très nombreux à venir faire mémoire de « Frèlou » !20121011 (41) (Copier)

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Merci à P. et F. Laurent pour les photos anciennes

[1] « Frère Luc, la biographie », Christophe Henning et Dom Thomas Georgeon, 2011, Ed. Bayard, 215 pages.

[2] Site<http://www. moines-tibhirine.org>    dans: les frères/biographie des moines

[3] Ibid.

[4] « Frère Luc, la biographie »,.

[5] Site moines de Tibhirine biographie des moines

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Octobre
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 18:31

 Lorsque nous sommes à Tibhirine, les visiteurs étrangers s’annoncent en général quelques jours à l’avance par courriel ou par téléphone.  Ils arrivent pour la plupart vers 10 heures 30 ou 11 heures avec leur déjeuner et repartent vers 15 ou 16 heures. Certains souhaitent passer plusieurs jours soit pour participer sur place à des travaux divers, soit pour prendre un temps de retraite personnelle, soit pour vivre simultanément  ces deux dimensions.

Pour leur part, les Algériens  viennent souvent à l’improviste. Ils sont plus nombreux le vendredi que les autres jours et leurs horaires sont plus imprévisibles. Ils viennent plutôt dans l’après-midi ou carrément en fin de journée.

 

Tout cela nous laisse donc des disponibilités, à Tibhirine ou à Alger.

 Que faisons-nous de ces « temps libres » ? C’est selon…

Le plus simple est d’évoquer quelques-unes de nos activités récentes, les unes s’inscrivant dans l’habitude et la durée, les autres dans l’imprévu et l’occasionnel.

 

En voici un échantillon…

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  Peinture de volets au sol...

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Nettoyage des tuiles sur les toits...

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 Réfection de la toiture de l'ex-dispensaire...  

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  Aménagement

de l'ex- dispensaire...

 

 

 

 

 

 

  Cours d'arabe dialectal...

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notre professeur

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Récupération de sanglier...

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Auquel les musulmans ne touchent pas

et qu'il nous faut donc dépecer nous-mêmes...

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Feu de branchages...

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Accueil de Benoît et Laure, jeune couple, volontaire de solidarité internationale, et ramassage de pines de pin avec eux dans le jardin de la nonciature.

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Ramassage de pines de pin avec une famille en visite à Tibhirine.

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  Salon de coiffure en plein air...

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Octobre
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 15:50

Au début  de l'année, nous avons ouvert un Livre d'or pour permettre aux visiteurs qui le souhaitent de laisser une trace de leur passage. Il y en a un peu dans toutes les langues : anglais, allemand, néerlandais, espagnol, italien, norvégien, japonais, etc. 

Et, bien sûr, en arabe !

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Voici quelques extraits des textes rédigés en français.


N.B. Les textes en italique ont été écrits pour la plupart par des visiteurs Algériens.


 

 20120619--73---Copier-.JPG"En ce haut lieu spirituel, le message continue à se livrer."
 .      
"Un salut à des hommes qui ont donné leur vie pour aider des pauvres gens."
 
"Les murs transpirent de la paix incarnée par ces serviteurs de Dieu. […] Tibhirine doit rester une terre de témoignage en faisant vivre la mémoire des Pères, frères et sœurs assassinés en terre d’Algérie. Tibhirine doit devenir un jardin de pèlerinage pour nourrir l’Amour et l’Espérance des hommes, l’Amour de Dieu."



"Cela nous fait rêver d’une ambiance qui nous réconcilie avec la tolérance, l’amour de l’autre et l’histoire de notre passé."
 
"Je suis venu me poser […] à Tibhirine pour boire à la source de toutes ces vies données à Dieu et à l’Algérie. 20120718--54---Copier-.JPGJ’y ai trouvé la confirmation que je ne me suis pas trompé dans mon propre itinéraire de « terreux » qui a levé les mains vers le ciel toute sa vie pour que l’homme et la femme rencontrent Dieu. Trop souvent, nous le cherchons hors de nous-mêmes, alors qu’il est en nous."20120819--57---Copier-.JPG
   

"Mes enfants ont la chance de voir un certain mode de vie, une certaine culture, et également une autre religion. Nous sommes heureux de voir la paix revenue dans cette région."
 
"Il est dit dans le Coran que les chrétiens et les musulmans sont très proches. Nous sommes frères par une fraternité plus forte que celle du sang. Nous partageons en fait l’amour du Seigneur ! "
   
   "Trouver dans la présence l’absent et, dans l’absent, la présence…"

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"Quel dommage que les moines ne sont plus ! Mais j’ai senti leur présence dans chaque endroit visité. Ils le sont, vivants, même morts ! "

 
"Que ce lieu puisse rester un lieu de paix et de partage, un lieu d’espoir."


 

  
"Le souvenir de nos regrettés frères disparus tragiquement restera à jamais gravé dans ma mémoire, surtout qu’enfant, j’ai été soigné par le Frère Luc."P1020969--Copier-.JPG
 
"Un lieu de paix où se rappellent la violence des hommes et la présence de Dieu."
  
"Des souvenirs, de l’émotion, un lieu où Dieu est très présent."
 
"Je m’appelle Youcef. Mon address aimeil est …. Mon Skype est ..."     (14 ans)
  
"A trois semaines de notre départ après trois années passées dans ce pays, s’il nous reste une émotion, c’est Tibhirine."
 
"Etant marocaine et musulmane, j’ai senti beaucoup de paix et de sérénité dans ce lieu et site magnifique très similaire au sentiment que je ressens quand je rentre dans une mosquée. Donc la paix est finalement partout."
 
"Algérien que je suis, j’espère que la tolérance gagnera et que le respect de l’autre, quelles que soient sa religion, sa langue et son identité, puisse être de nouveau de règle et de rigueur. Le salut du pays en dépend."
  
"… lieux signes de la tendresse de Dieu pour les hommes par la présence de ces moines priants et fraternels en cette terre hospitalière d’Algérie."
 
"Je n’oublierai pas l’impression de sérénité et de paix que dégage ce lieu."
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"Journée à marquer d’une pierre blanche : revoir les lieux qui ont bercé mon enfance, c’est vraiment… les mots me manquent. Rendre hommage aux moines m’a vraiment touchée. Qui l’aurait cru ? "
 
"Mon Dieu, en tes mains est ma destinée. Je me retrouve ici par hasard, mais le hasard n’existe pas : Tu es derrière. Je te remercie pour tout ce que j’ai pu découvrir sur le peuple Algérien car c’est Toi qui m’as guidé et en Toi j’ai confiance. Merci Seigneur."
  
"Nous sommes ici dans la maison de Dieu pour exprimer notre satisfaction et notre bonne foi en tant que musulmans dans ce mois sacré, le mois de Ramadhan. Que cet endroit soit un « témoigne » pour notre âme et notre cœur. Dieu, donne-moi le courage et la force pour contempler mon cœur et mon corps."
 
"La beauté et la profondeur des lieux en font non plus une étape de tourisme mais un hommage à l’humanité religieuse. Tibhirine devient ainsi le symbole d’une possible entente basée sur l’Amour."
  
"Je t’aim boukou. Mercai."
  
"A quand un véritable dialogue des religions, des cultures, des peuples ? "
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"C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai visité ce lieu et beaucoup de peine que j’ai relu la lettre testament de Christian… Mais s’il y a une chose à garder de cette terre, c’est l’amour qui y est semé."
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"Nous pensons que c’est un trésor qui existe dans la région et qui normalement servira de modèle dans toute sa dimension afin que la population puisse s’inspirer pour pouvoir instaurer un système permettant de synchroniser le spirituel avec le social économique pour en aboutir à la perfection que nous savons qu’elle n’existe pas."
 
"Comme on ne peut « écrire le silence » je me tais.

Louange ! "
 
"J’espère de tout mon cœur qu’un jour les Algériens acceptent la différence de religion et ce monastère aura d’autres moines."
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"Merci pour ce lieu calme et serein. Symbole de tolérance. Le monde des humains devrait venir faire une pause ici. Il faut croire en l’homme aussi. Un non-croyant qui vous remercie tous pour votre message de paix."
 
"73 ans après ! Merveilleux souvenir pour ma fin de vie… Merci mon Dieu ! "

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Septembre
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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 20:13

C’est la saison des vendanges !

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Mais pas seulement !

Nous avons participé ces jours-ci aux  récoltes de saison : raisin, pommes, figues, prunes…

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Le traitement des pommes mérite une description approfondie…

Il faut d’abord ramasser les pommes ou les cueillir, selon qu’elles sont déjà tombées ou encore dans l’arbre.
Elles sont ensuite transportées dans des « casiers » sur la remorque du tracteur où s’opère un premier tri rapide.

Il s’agit de séparer les pommes vendables en l’état de celles qui ne le sont pas.20120905 (47) (Copier)

 

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Celles qui sont commercialisables sont stockées dans un local frais. Les autres sont acheminées dans un local où elles seront traitées. Un acheteur prend livraison des premières pour les vendre sur le marché.

 

 

 

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Les pommes invendues sont vérifiées une à une pour en éliminer les parties pourries.
Elles sont ensuite lavées à grande eau.

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Puis passées dans un broyeur à manivelle.

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Les morceaux sont entassés dans une presse en inox.
Un serrage manuel de la vis extrait le jus des pommes. 20120807 (7) (Copier)
 

 

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Ce jus repose pendant 24 heures pour permettre le dépôt des particules solides.

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 Le lendemain il est mis en bouteilles. Cette année, ce sont des bouteilles de 33 cl.

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Les bouteilles sont fermées et stérilisées pendant plusieurs heures.
Elles sont alors étiquetées.

Enfin elles sont transportées dans la salle d’exposition où les visiteurs peuvent admirer les photos, objets, documents du monastère et… acheter les produits de l’exploitation ! 

Confitures, tilleul, mélisse, lavande, jus de fruits en plus des cartes postales et livres.

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Du côté raisin :

Après avoir été égrené et broyé, le raisin est aussi transformé en jus stérilisé.20120831 (12) (Copier)

Plus question de vinification. Seuls, quelques outils, des cuves en ciment, une barrique… rappellent l’époque où étaient vinifiées les vendanges des 375 hectares que comptait autrefois le vignoble.  

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Ancien chais avec des cuves en céramiques pour stocker le raisin; ici on voit encore la trace  d'une cuve de 2m50 sur 3m

La chapelle a été faite dans une partie du chais et les moines ont conservé les céramiques muralesP1000966--Copier-.JPG

 

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Anciennes cuves dans la cave

 

 

 

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Quelques bouteilles ...vides

 

   

Côté confiture, le rythme continue :

 Le dénoyautage des quetsches (variété de prunes) est un travail long et minutieux. Il est pourtant indispensable avant que les fruits ne soient transformés en confitures, mis en pots, identifiés par la pose d’une étiquette et portés au point de vente.20120831 (8) (Copier)

 

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Les figues, blanches ou violettes, peuvent être consommées à table ou, elles aussi, transformées en confiture. Mais, véritable cadeau du ciel, elles ne nécessitent aucune préparation particulière. Seule, leur cueillette est un peu délicate.

 

C’est une description très technique mais pour nous c’est la joie de participer aux travaux agricoles 

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avec Yussef, Sami, Ben-Ali, Shergui, Jean-Marie bien sûr et Frédéric, ami  belge  de passage. 

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Septembre
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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 08:07

Samedi après-midi, Grégoire, qui avait repris son travail en Algérie après avoir laissé en France sa femme (Marie-Estelle) et ses filles (Fabiola 3ans et Colombe 15 jours), a proposé de nous emmener à Cherchell, dans la wilaya de Tipaza. (Cf. carte)

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Apercevant de l’autoroute ce que les Algériens appellent unanimement « le tombeau de la chrétienne », nous avons décidé de faire le détour. 20120808 (2) (Copier)

 

 

Classé au patrimoine mondial de l’U.N.E.S.C.O., ce monument reste énigmatique. Composé par « un entassement apparemment désordonné de pierres »[1], il « se présente comme un immense tumulus funéraire »[2].

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Grégoire essaie d'apercevoir l'intérieur qui est actuellement fermé.

 

 

Quatre fausses portes sont chacune marquées d’une grande croix, le signe des chrétiens. Pourtant, « une légende prétend que le monument existait déjà deux ou trois siècles avant J.-C. et qu’il présente l’épicentre de la cité des morts des rois de Mauritanie. »[3]

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Trois Algériens, assis à proximité, nous le vendaient pour 200 Dinars (environ 2 euros). Ils ont demandé s’il fallait nous l’emballer… Nous avons donné notre accord à condition qu’ils le livrent à domicile ! Cette entrée en matière humoristique nous a permis tout un échange avec eux sur la vie en Algérie…

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Du mausolée vue sur la plaine embrumée...

 

 

 

 

 

 

Nous avons ensuite continué la route vers Cherchell, entre mer et falaises... route de corniche avec des vues superbes côté mer et une impressionnante falaise côté terre.

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Cherchell, autrefois appelée Césarée, a connu son apogée au 1er siècle avec le roi Juba II de Maurétanie.

 

Il était un peu tard pour accéder aux sites archéologiques et à son musée réputé.

 

Nous avons donc flâné sur le port et discuté avec un pêcheur qui rangeait ses filets. Le changement d’interlocuteur n’a pas beaucoup modifié le discours sur la vie en Algérie.


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Ces bateaux ne sont pas immatriculés au Croisic !

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[1]  

CHEBEL Malek, « Dictionnaire amoureux de l’Algérie », 2012, Ed. Plon, 788 pages.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

 

Je vous conseille ce livre qui est d'une lecture facile et très instructive.

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Septembre
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 21:22

 

 

 

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« Sans eau, Tibhirine n’existerait pas »

Phrase que nous avons souvent entendue et reprise lors des visites.

 

 

 

 

 

 

C’est la présence de plusieurs sources 

qui a incité une famille à s’installer ici, à flanc de montagne, vers 20120516 (19) (Copier)1860. 20120610JS-025--Copier-.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  


Non, nous ne manquons jamais d’eau à Tibhirine, même par grosse chaleur ou période prolongée de sécheresse. Le débit est régulier et 20120608 (89) (Copier) ininterrompu.

 

 

Les sources alimentent divers points du village :

la fontaine publique, l’école, le monastère, l’hôtellerie du monastère et les bâtiments annexes. De plus, on trouve des puits dans le village

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Dans le jardin, un bassin a été construit en 1875. Il constitue une réserve qui est utilisée en été pour irriguer le domaine.

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Frère Paul  avait construit un astucieux réseau de distribution qui permet toujours d’arroser régulièrement  les cultures en contrebas.20120627 avant 7h (6) (Copier)

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l'arrosage à la main reste aussi utile

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L'irrigation va jusqu'en bas du monastère

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Dans l’année, des habitués viennent chercher l’eau pure à la source.20120627-avant-7h--38---Copier-.JPG

 

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Ces jours-ci, avec les coupures d’eau à Médéa, le ramadan et la chaleur, nous assistons à un défilé continuel de porteurs de réservoirs, jerrycans, bidons et bouteilles en tous genres qui viennent se ravitailler à la source !

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Ils ne font pas le plein d'essence !

mais bien le plein d'eau...

le coffre est rempli de jerrycans

 

 

 

 

 

 

Au point que Jean-Marie et Youssef ont repris ce que faisaient les moines : passer un tuyau et son robinet par un trou dans le mur de clôture pour permettre à chacun de se servir à volonté sans entrer dans l’enceinte du monastère. Ce défilé quotidien dure pendant tout le mois du Ramadan, de 17h30 à 19h30 : il s’agit de se préparer à boire de l’eau fraîche après le « ftour », c'est-à-dire l’heure de la rupture du jeûne lorsque la nuit est tombée.

 

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De chaque côté du mur ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’eau du monastère n’est pas plus pure que celle de la fontaine du village, ni plus abondante.

La file d’attente n’y est pas moins longue, au contraire. Pourquoi donc ce rite ?

Peut-être s’inscrit-il dans la continuité d’une tradition instaurée par les moines ? Peut-être attribue-t-on à cette eau une vertu particulière ? Nous ne savons pas exactement, mais nous constatons…

 

Le monastère est un lieu, où, décidément, l’on vient se « ressourcer » de bien des manières !...20120820--22---Copier-.JPG

 

Pour « creuser son puits » aurait dit Christian de Chergé…

Ou pour boire à la source tout simplement !


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« La marche vers le puits n’est pas le terme de notre soif ! »

 Proverbe touareg cité par Ch. de Chergé

dans son homélie du 7 janvier 1990 ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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« L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle »

Jésus à la samaritaine ; Jn 4,14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clin d’œil final :   

«  Il faut savoir mettre de l’eau dans son vin »

Au fond d’une cave, un rappel de ce que fut, aussi, ce lieu pendant des années …

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Août
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 19:15

L’Aïd est une grande fête musulmane. Elle a lieu chaque année pour clore le mois de Ramadan.  Cette année, elle était célébrée le 19 août, après une période de jeûne que la chaleur exceptionnelle avait rendue très difficile. En effet, pas question de manger quoi que ce soit ni de boire la moindre goutte d’eau du lever au coucher du soleil !

 

Le matin vers 7 heures, de chez nous, nous avons entendu  les enfants chanter dans la mosquée : un chant joyeux qu’ils ont repris en canon pendant au moins 20 minutes. En voici les paroles :

"Allahû  akbaru !  Allahû akbar ! " (Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand !)

Puis les hommes sont arrivés pour la prière de 7h30.

 

Ce jour-là, tout le monde revêt des habits neufs, ou de beaux habits.

20120820--12---Copier-.JPG Les enfants étaient tous très fiers de leurs nouveaux vêtements. Beaucoup d’hommes portaient cette grande robe blanche ou grège :  l’abaya (ou qamis).

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C’est essentiellement  une fête de famille …  A cette occasion, les fils reviennent chez  leurs parents… au moins ici à Médéa.

Exemple : les parents de Sami ont cinq garçons et trois filles qui sont mariés et qui ont eux-mêmes des enfants  ; Dimanche, jour de l’Aïd, les garçons sont venus chez leurs parents avec femme et enfants,  et les filles étaient "bien sûr" dans leurs belles-familles…

Youssef, lui, nous a expliqué qu’il était allé en famille rendre visite aux proches voisins très proches…  qui sont un peu comme la famille.

 

Ce jour là beaucoup passent au cimetière.

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La veille au soir, à la débroussailleuse, Sami avait dégagé les passages autour des tombes du village qui sont au pied du monastère.

 

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Ce dimanche, nous étions cinq dans le monastère  mais nous n’avions plus de pain. Les boulangeries avaient été dévalisées les jours précédents et elles étaient fermées le jour de l’Aïd. Nous étions donc en rupture de pain pour le soir…

A la messe, le petit frère Daniel (qui est prêtre) nous a proposé  un temps d’échange sur ce que les textes du jour nous disaient ; il s’agissait de l’Evangile où Jésus nous dit : « Je suis le pain vivant… le pain descendu du ciel… »

 

Nous préparions ce texte et voilà que Sami arrive avec deux grandes galettes de pain que sa maman venait de confectionner pour nous ! En pleine fête familiale, elle avait pris le temps de nous faire du pain et Sami nous l’apportait tout heureux de ce cadeau … « du pain descendu du ciel » !

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Du coup nous avons célébré l’Eucharistie avec ce pain partagé.

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Puis Youssef nous a apporté des gâteaux de fête…

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Le lundi, des gâteaux nous étaient aussi donnés  par Sami. Puis, le mardi, un algérien est venu de Médéa nous apporter exprès les gâteaux de l’Aïd .

Vraiment, le partage se prolonge dans les liens d’amitié…

 

 

 

 

 

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Lundi,  lendemain de l’Aïd , nous étions tous les cinq invités à  prendre le café en famille…

Occasion pour Michèle, Daniel et Philippe (qui repartaient le lendemain)  de découvrir une famille chez elle. 


Café, lait, gâteaux , galettes de pain… Un accueil fraternel qui nous surprend moins qu’au début de notre séjour en Algérie, mais que nous admirons et apprécions chaque jour davantage !

 

Sami et sa maman

avec trois nouvelles galettes

pour le monastère...

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Août
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 10:00

Notre-Dame des Neiges, Notre-Dame de Bellefontaine, Notre-Dame d’Aiguebelle, Notre-Dame des Gardes, Notre-Dame de Tamié , Notre-Dame de la Délivrance… Notre-Dame de l’Atlas… Ainsi sont nommées les abbayes cisterciennes qui se mettent sous la protection de Marie.

 

Quelques mots, aujourd’hui 15 août, sur Notre-Dame de l’Atlas. Un peu d'histoire sur ces lieux où plongent nos racines.


La première abbaye située à Staouëli s’appelait : Notre-Dame de Staouëli.

Puis, à Ben Chicao, dans deux lieux successifs, le monastère prit le nom de : Notre- Dame de l’Atlas.

Enfin, Notre-Dame de l’Atlas fut installée à Lodi-Draa Asmar, 58ans de présence…

 

          Après 1996, le nom Notre-Dame de l’Atlas passe à Fez au Maroc.

Et aujourd’hui à Midelt, toujours au Maroc. …

 

Notre-Dame de l’Atlas n’a pas fait vœu de stabilité !

(sachant que les trappistes, eux, font vœux de stabilité !)

"Le jour de sa profession solennelle, le moine prononce librement et publiquement des vœux qui expriment le don qu'il fait de lui-même au Christ Jésus : vœux de stabilité, de conversion de vie et d'obéissance. Désormais, il fait intégralement partie de la communauté qu'il a choisie".

 

1- Staouëli

L’abbaye Notre-Dame de Staouëli est un monastère trappiste, créé en 1843 à Staouëli, à 17 kilomètres à l'Ouest d’Alger. Cette Trappe symbolisa pendant soixante ans la présence du christianisme en Algérie. En 1843, treize moines venus de l'abbaye française d'Aiguebelle vont entamer la construction du premier monastère cistercien en Algérie.

Le 14 septembre 1843, jour de l'exaltation de la Sainte-Croix, la première pierre de ce monastère cistercien est posée par Dom François-Régis et bénie par l'évêque d'Alger Mgr Dupuch en présence du général Bugeaud. Le monastère est consacré le 30 août 1845. Il compte 67 moines dès janvier 1846, nombre qui s'élève bientôt à 120.P1000190--Copier-.JPG

 

En 1845, six moines de l'Abbaye de Bellefontaine de Bégrolles-en-Mauges (49) y sont envoyés et en 1848, trente deux moines de l'Abbaye de la Melleray (44) qui était en train de fermer.

 

Le monastère fut érigé en abbaye le 11 juillet 1846 par Mgr Louis-Antoine-Augustin Pavy. Charles de Foucauld y résida. Les moines quittèrent cette abbaye en 1904 au moment des lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat..

Au dessus de la porte d'entrée, une statue de la Vierge Marie portait l'inscription : « Posuerunt me custodem » (« Ils m'ont choisie pour Gardienne ») Dans la cour de l'abbaye, dix palmiers au centre desquels était édifiée une croix remplacée ensuite par une statue de la Vierge Marie.

 

staoueli.jpgCelle-ci devint un lieu de pèlerinage très fréquenté, y compris par des pèlerins venant d'Europe. Les guides de l'époque précisent que le frère concierge vendait aux visiteurs des médailles et des chapelets (où l'on retrouve la croix, la vierge, les palmiers et l'inscription

« N.D. de Staouéli, priez pour Nous et pour les Musulmans»).

 

 

2- Tittery-Ben Chicao.

« Un groupe de moines du monastère de Notre-Dame de la Délivrance en Slovénie, dans la crainte d'être chassés, et des moines d’Aiguebelle, ouvrirent un refuge en 1934, dans une maison située à 8 km du village sur la route d'Ouled-Brahim un peu au nord du djebel Djemaa Ressoul en un lieu appelé Ouled Triff. La maison, une ferme de la Société d'Arboriculture du Titteri, est isolée (c'est excellent) mais fut jugée trop petite et très incommode où l'eau (ressource indispensable) manquait totalement.

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Ils n'étaient pas nombreux : deux moines et trois frères convers, pour procéder à cette sorte de résurrection, au changement de nom près, car le nouveau monastère s'appellera Notre-Dame de l'Atlas.

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Ils ont quitté cet endroit inhospitalier et sont descendus à Ben-Chicao en 1935 où ils ont trouvé une vaste propriété et de grands bâtiments, qui auraient pu donner asile à une très nombreuse communauté ; ils furent bientôt 15 à Notre-Dame de l’Atlas. Malheureusement, la propriété appartenait à l'Assistance Publique et, de ce fait, était inaliénable. Ils n'étaient même pas locataires. Il fallut chercher autre chose pour la fondation définitive. »

 

3- Tibhirine

« Les recherches des pères, aidés par des amis, leur firent découvrir le beau domaine de Tib- Harine, avec des sources abondantes et des terres irrigables. A 90 km au sud d'Alger, c’est une grande maison et une ferme dans un site de montagne remarquable à 1100 mètres d'altitude. C’est finalement là que fut fondé le monastère Notre-Dame de l'Atlas, dans la filiation de N.D. d'Aiguebelle, à 7 km de la petite ville de Médéa.Tibherine-1938--Copier-.JPGTibhirine 1938


La communauté compte tout d'abord treize moines dont quelques-uns étaient déjà présents à Staouëli (première abbaye de trappistes près d’Alger 1843-1904).


La croix de la fondation fut érigée dans le préau le 7 mars 193820120626--26---Copier-.JPG (en la fête des Saintes Perpétue et Félicité et leurs compagnons martyrs berbères, à Carthage en l'an 203).

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Le 24 décembre 1938, le prieuré est officiellement érigé, consacré à Notre-Dame de l’Atlas. « Le 17 août 1939, les frères Célestin et Eugène, du monastère de Tibhirine, vont chercher dans le cimetière de l'ancienne Abbaye de Staouëli une grande statue de la Vierge.

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Celle-ci est représentée enceinte, surmontant un croissant de lune,la tête couronnée de douze étoiles (Vierge de l'Apocalypse).

 

Ils la ramènent à Tibhirine et la fixent au rocher Abd el-Kader, dans la montagne, où elle est bénie le 8 septembre, fête de la Naissance de la  Vierge.

 

Ils sont vingt moines en 1939 et vivent principalement de la vente des produits de la vigne. »

 

 

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Cette statue est la même que celle qui est à Notre-Dame  d’Afrique. Ces statues étaient  fabriquées en France. On en retrouve sans doute d’autres exemplaires ici et là.

 

 

Notre-Dame d'Afrique à Alger

 

 

La statue Notre-Dame de L’Atlas a été abimée… volontairement, puis par l’usure du temps ; elle reste un lieu de visite ; les habitants nous parlent de Meryem qui les protège. Nous y montons de temps en temps avec des visiteurs du monastère, le point de vue est imprenable !20120322 (4) (Copier)

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4- Fez- Midelt

Depuis le 2 juin 1996, le monastère qui était au Maroc depuis 1988 a pris le nom de Notre-Dame de l’Atlas.

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D’abord installée à Fès (1988) en bordure de la médina ( ville), mais un peu à l’étroit, la communauté Notre Dame de l’Atlas, s’installe à Midelt en 2000 (appelé aussi Casbah Meryem). A 1500 mètres d’altitude, la ville de Midelt est située dans le Moyen Atlas à 180 km de Fès; elle est aujourd’hui la seule communauté cistercienne du Maghreb et le seul monastère d'hommes dans toute l'Afrique du nord. Actuellement, quatre frères y vivent.

 

 

 

 

 

Sous le signe de Marie

Marie, la mère de Jésus, est un thème privilégié du dialogue entre chrétiens et musulmans. Les trappistes ont une affection spéciale pour la Vierge Marie. La prière du soir est traditionnellement close par le Salve Regina. 10-copie.jpgEnfin, cette communauté de Tibhirine souhaitait être un signe, une présence de Visitation. Ils se voulaient continuellement en état de VISITATION, comme Marie auprès d'Elisabeth, et être ainsi fidèles, dans la durée, au Magnificat de Notre Dame de l'Atlas. (Cf. le texte de Christian de Chergé sur la Visitation).

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Frère Christian

près du vitrail de Marie

 

 

L'icône de Marie lors

du Salve Regina

à l'époque des moines

 

 

 

 

 

 

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Statue près de la source

 

 

Marie

à l'entrée de la chapelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne fête à toutes celles et tous ceux qui portent le nom

de Marie, Myriam, Maïwenn...

Bon Anniversaire à Mamie-Rose et à Marie R.

 

 

Texte écrit d’après des notes prises sur les sites des moines et différents sites sur l’Afrique du nord et dans le livre  « Frère Luc, sa biographie »

 

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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Août
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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 13:50

D’une naissance à l’autre…

D'un mariage à l'autre...

 

Le 30 mars notre petit-fils Erwan naissait à Lille.DSCN6378 (Copier)

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Le 25 mai jour du pèlerinage diocésain,  Ayoub  naissait à Tibhirine.

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Le 15 juillet, nous avons pu partager une « tamina » avec  ses parents  pour marquer la joie de la naissance.images (Copier)

 

 

 

 

 

 

Le 28 juillet Hubert a eu la joie de baptiser son petit-fils dans notre paroisse à Cesson-Sévigné.

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Le 28 juin nous avions la joie de participer à un mariage près de Tibhirine.

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Le 4 août nous avons pu participer au mariage de Virginie et Mathieu près de Moulins.

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Ainsi se croisent des événements de notre vie ;  un passage rapide en France nous a permis d’y participer ; les cultures et les célébrations sont différentes mais la vie est toujours marquée de fêtes.

 

 

A Alger ou à Tibhirine, des enfants animent nos visites et comptent pour nous.

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Break 3834 (Copier)A Cesson, nous avons retrouvé pour une journée tous nos petits-enfants simultanément.

 

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Promis nous retournons en Algérie  incessamment !

 

 

 

 


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anneethubertploquin-dcc - dans 2012 - Août
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