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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:25

Chers amis lecteurs,

Overblog a voulu rénover son mode de gestion. L'équipe nous a convaincus que la nouvelle version.serait plus performante et plus conviviale. Nous avons donc basculé sur le nouveau système proposé... En fait, nous avons perdu beaucoup de données : album de famille, visibilité des commentaires (sauf pour nous), carte du monde avec le compteur des visites et la provenance géographique des visiteurs,  classement des catégories, etc. Il se peut que nous découvrions d'autres inconvénients dans ce changement malheureusement irréversible.Nous ne sommes pas du tout informaticiens et avons du mal à saisir comment réaliser la nouvelle manipulation : les symboles ne sont pas explicites, nous ne comprenons pas la signification de certains termes ou sigles et nous n'avons pas encore trouvé comment aérer notre texte en insérant les photos. Vous les trouverez toutes groupées à la fin de l'article. Peut-être réussirons-nous à découvrir les subtilités du nouveau maniement. Pour le moment, nous vous prions de nous excuser pour les dérangements occasionnés. Nous espérons que l'équipe Overblog se manifestera en réponse aux questions que nous lui avons posées, nous permettant ainsi de vous restituer les éléments que nous souhaitons intégrer.

Merci de votre compréhension...

Nous proposons aujourd'hui un article un peu inattendu pour faire un essai de mise en page !

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Dimanche 21 avril 2013

4ème dimanche de Pâques

Notre Dame d'Afrique - Alger

Évangile : Saint Jean 10, 27-30

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Au monastère de Tibhirine, il y a traditionnellement un petit troupeau de moutons. C’est Sami qui s’en occupe. Moi, français, citadin, c’est la première fois que, pendant plusieurs mois, je vois chaque jour un berger prendre soin de son petit troupeau. Sami connaît chacune des brebis. Il leur parle, il leur donne à manger, il les rentre chaque soir. Les brebis reconnaissent sa voix et le suivent sans difficulté. Cet hiver, sept agneaux sont nés portant à quinze le nombre total des moutons.

Mais fin mars, treize d’entre eux ont été volés de nuit… Consternation générale au petit matin. Sami m’a conduit sur le chemin par lequel les voleurs ont emmené les moutons. Aux traces dans le sol, on a vu que les moutons ne s’étaient pas laissé faire. Ils ont visiblement essayé de résister à celui ou à ceux qui n’étaient pas leur vrai berger. Cet événement récent m’a permis de mieux comprendre le lien qui unit le vrai berger à son troupeau.

 

Et c’est précisément avec cette image que Jésus se présente à nous aujourd’hui. Il est le bon pasteur, le vrai berger… celui qui connaît ses brebis… celui qui leur donne la vie. On le voit bien : La relation entre le berger et ses brebis se fonde sur une reconnaissance mutuelle.

Du côté de Jésus, « makach muskil », pas de problème ! Jésus connaît chacun de nous, et même mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes . Il sait ce dont avons besoin. Il nous parle, il nous appelle, il nous conduit vers la vie…

 

Mais de notre côté, est-ce que nous savons reconnaître et suivre sa voix ?

D’abord la reconnaître ! Il y a tant d’autres voix qui nous appellent dans le monde. Des voix parfois séduisantes : l’argent, le confort, le pouvoir, la célébrité, le plaisir, la facilité. Comment discerner celle du bon pasteur ? Sans doute faut-il l’entendre, l’écouter, la réécouter fréquemment… jusqu’à ce qu’elle nous devienne familière et que nous sachions la distinguer des autres en limitant les risques d’erreur.

La première précaution à prendre, c’est de ne pas rester seul, de ne pas s’isoler. Un chrétien seul est un chrétien en danger… En Algérie, le risque est d’autant plus grand que les communautés sont petites et disséminées. Rappelons-nous la parabole de la brebis égarée : elle n’entendait plus la voix de son pasteur. Il a fallu qu’il parte à sa recherche pour la retrouver et la ramener au bercail.

Pour reconnaître plus sûrement la voix du vrai berger, celle qui nous conduira aux sentiers de vie, comme dit le psaume, je vous propose trois pistes à explorer simultanément :

  • La première consiste à lire et à écouter régulièrement la Parole que Dieu nous adresse aujourd’hui à travers l’Evangile et la Bible ; à l’approfondir en communauté d’Eglise pour mieux la comprendre. Peu importe le nombre des personnes : dès que nous sommes deux ou trois, réunis en son nom, Jésus est au milieu de nous. Le risque d’erreur est donc plus limité.
  • La deuxième piste consiste à reconnaître sa présence et son action dans les événements et les rencontres que nous vivons chaque jour. C’est ce qu’on appelle la relecture de vie, à pratiquer là aussi de préférence en groupe, à la lumière de la Parole de Dieu.
  • La troisième, et ce n’est pas la moindre, c’est l’écoute de ce murmure intérieur au fond de nous-mêmes, dans lequel Dieu nous parle dans un « cœur à cœur ». C’est finalement cette voix adressée à chacun de nous personnellement, mais authentifiée à la lumière des voix précédentes, qui est pour nous la voix du bon pasteur.

Et lorsque nous avons reconnu sa voix, Jésus nous invite à le suivre. Là s’arrête la comparaison avec les brebis. En effet, contrairement aux moutons bêlants qui n’ont guère de choix, chacun de nous est libre de suivre ou de ne pas suivre l’appel que le Christ lui adresse. Et les appels sont toujours très personnalisés. C’est ce qu’en termes chrétiens on appelle la vocation. Le quatrième dimanche de Pâques est traditionnellement le dimanche des vocations. Nous pensons tout naturellement aux vocations de prêtres et de religieux. L’Eglise nous demande de prier pour que ces appels soient entendus de ceux qui les reçoivent. C’est bien. Profitons-en aussi pour vérifier si notre témoignage de vie encourage ou décourage les personnes qui entendent cet appel à s’engager sur ce chemin. N’oublions pas non plus nous sommes tous appelés. Le mariage, la vie familiale, le célibat consacré, les ministères ordonnés, la vie religieuse, les ministères laïcs sont autant de vocations qui permettent à l’Eglise de vivre sa triple mission de prêtre, de prophète et de roi. La réponse est entre nos mains.

En conclusion, si nous relisons tous les textes que Dieu nous a adressés ce soir, nous constatons que la voix du bon pasteur nous conduit vers la joie et la vie.

Rendons lui grâce tous ensemble.

Le bon pasteur
Le bon pasteurLe bon pasteurLe bon pasteur
Le bon pasteurLe bon pasteur
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anneethubertploquin-dcc - dans 2013 - Avril
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 10:00

Dans la nuit du vendredi au samedi, veille de Pâques, le voyage a été un peu long…

Nous apprécions le petit déjeuner à la terrasse d’un café à Béni-Ounif.

Petit déj. à Béni Ounif

 

Le jour s'est levé.

Nous approchons du désert et apercevons des chameaux... 

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Vues prises depuis le car qui roule à vive allure...


 

 

 

 

 

 

En approchant de Béni-Abbès, nous devinons le sable à l'horizon.

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A notre arrivée en ville, nous sommes accueillis par les petits frères puis par les petites soeurs.

Finalement, la visite ne commence vraiment que le dimanche matin. 

 

 

D’abord par un tour dans le jardin des petites sœurs.

P1040810 (copie)Merveille que ce jardin entretenu et arrosé quasi-quotidiennement dans un environnement a priori hostile !

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Nous faisons ensuite une grande ballade au dessus de la palmeraie.

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Et l’après-midi, le découverte du « vieux ksar » ! C'est la vieille ville au coeur de la palmeraie.

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Voici quelques informations glanées sur deux sites :

Beni Abbès regroupe sept ksour dont certains sont encore habités. Le plus beau est celui qui est placé au cœur de la palmeraie. Il représente un type de localisation unique au Sahara et est inhabité depuis 1957. Il a été évacué de ses populations par l’armée française. Construit en toub (pisé) et troncs de palmiers, matériaux locaux, le vieux ksar date du 16ème  siècle. Pas moins de 300 familles y habitaient à l’époque. Aujourd’hui, on n’en trouve aucune. Toutes ont quitté, de force, ce lieu paisible pour trouver place au centre-ville, ou encore à Béchar. Les briques fabriquées à base d’argile, de sable et d’eau, qui constituent les murs, sont intactes malgré les années qui se sont égrenées. Une rénovation a été entamée vers la fin des années 90, mais, malheureusement, elle n’a pas été achevée à ce jour. 

Grâce aux matériaux utilisés, le toub pour les murs et les palmes pour la toiture, règne une climatisation naturelle, dégageant de la fraîcheur en été et de la chaleur en période de grand froid saharien.


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Lundi matin, marche dans le sable.

Nous y avions été précédés par un petit groupe de jeunes qui se sont relayés sur le dos de deux dromadaires, appelés ici « chameaux », dans leur excursion à travers les dunes.

DSCN1102 (copie)Photo Fadima (reproduite avec l'aimable autorisation de l'auteur)

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Le sable est très fin et s’envole au moindre souffle. Sur les arêtes se sont formées des plaques un peu plus solides qui craquent sous les pas.

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Dans l’ensemble, le sable n’est pas très stable et les genoux fatiguent vite. Mais les formes et la lumière sont étonnantes…

 

Encore un petit tour en ville sur le marché en cours d'installation.

Etes-vous intéressé par un couscoussier ?P1040988--copie-.JPG

 

 

 

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anneethubertploquin-dcc - dans 2013 - Avril
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 15:00

Pour vivre la semaine sainte en communauté, nous avons écourté notre présence à Tibhirine…


BR20120414 (23) (copie)Mercredi, nous avons participé à la messe chrismale à la cathédrale d’Alger, messe qui rassemble tous les prêtres du diocèse autour de leur évêque.


Le jeudi, nous avons découvert la petite communauté de la paroisse d’El Biar où se rassemblent chaque semaine des catholiques et des protestants de l’Eglise réformée.

Célébration oecuménique du Jeudi saint

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Place Kennedy à El Biar

On y voit l'ancienne église, reconvertie en centre culturel.

A proximité se trouvent le presbytère et l'actuelle salle paroissiale.

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Le vendredi nous étions à la basilique N.D. d’Afrique pour la célébration de la croix, célébration à laquelle étaient invités tous les chrétiens du diocèse.

 

 

 

 

 

 

Puis le soir, à 20h30, avec un groupe de jeunes et leurs animateurs, nous prenions le car de grandes lignes pour aller jusqu’à Béni-Abbès.  Nous sommes arrivés sur place vers 16h30 le samedi après avoir parcouru quelque 1 200 km.

Trajet sur le territoire algérien

carte-Algerie--copie-.JPGLe même trajet d'un peu plus près...

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Béni-Abbès est un pôle touristique aux portes du Grand Erg Occidental. La ville est également surnommée la Perle de la Saoura ou l'Oasis blanche. C’est un lieu à la fois touristique et spirituel. Charles de Foucauld y a vécu quatre ans dans un petit ermitage.  

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C’est un lieu de fondation pour les petits frères et les petites sœurs de Jésus : congrégations qui suivent la spiritualité de Charles de Foucauld. Il y a aujourd’hui deux ermitages : celui des petits frères avec : Henri, Yvan et Bernard, et,  à deux pas, celui des petites sœurs : Raymonde, Noura, Roselyne et Gabrielle qui les a rejointes. Nous avons été reçus chez les sœurs, tout comme une sœur mariste Christiane qui venait d’Adrar où elle réside habituellement.

 

La température avoisinait les 30 degrés… ce qui nous a permis de célébrer la veillée pascale en plein air dans la cour de l’ermitage des frères à partir de 22 heures.

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Après le feu nouveau allumé avec des palmes sèches, nous avons écouté Henri chanter "l’Exultet " et nous sommes allés en procession déposer une stèle sur la tombe de petite sœur Chantal Bernadette (décédée brutalement le 19 février dernier). La plaque tombale arrivait d’Alger, apportée par Jean et Thérèse.

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Nous avons relu toute l’histoire du Salut à partir des sept textes proposés par la liturgie pascale, et avons ensemble célébré la Résurrection du Christ, cœur de notre foi...

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Certes nous n’étions que quatorze personnes autour de l’autel, mais ce fut un moment de communion intense avec l’Eglise tout entière à travers l’Algérie et le monde. Nous ne sommes pas prêts de l’oublier !

 

 

 

 

 

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Le dimanche de Pâques, nous avons célébré la messe du jour. Cette fois, ce fut dans la pénombre et la fraîcheur de la chapelle de l’ermitage construite par Charles de Foucauld.

 

 

 

 

Bien sûr, nous avons poursuivi la fête autour d’un apéritif soigneusement préparé et un repas confectionné par frère Yvan, véritable cordon bleu…

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L'après-midi, Yvan nous a retracé la vie de Charles de Foucauld et, grand conteur, nous a évoqué l’histoire de l’ermitage.

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P.S. Nous reviendrons plus tard sur les deux ermitages et la dimension touristique de Béni-Abbès...

 


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anneethubertploquin-dcc - dans 2013 - Avril
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